Le blog d'Ingrid

18

Juin
2013

Équitation: Charlotte Bettendorf au firmament


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CSI** DE ROESER À 24 ans, la fille de Ingrid Bettendorf, Charlotte, a signé le plus beau succès de sa carrière en remportant ce dimanche le Grand Prix de Luxembourg.

Bettendorf s’est imposée sur sa monture fétiche, Kiwi du Gibet, un hongre de 12 ans appartenant à son père.

Quand le speaker lui a demandé de refaire un tour sur le parcours, Charlotte Bettendorf ne s’est pas fait prier. Les haut-parleurs crachaient le générique de L’Agence tous risques, tous les spectateurs étaient debout, le long des barrières blanches. «Promettez-moi de rester jusqu’à la fin!», lançait l’homme en costume. L’instant était sacré pour la cavalière luxembourgeoise, qui œuvre à Junglinster, dans le haras familial, et qui n’en finissait plus de féliciter son cheval Kiwi du Gibet, remarquable depuis plusieurs semaines. En réussissant un sans-faute alors qu’elle partait en 45e position, puis en filant plus vite que tout le monde lors du barrage à sept, Bettendorf a remporté son premier Grand Prix CSI** hier, se payant le luxe de voler la vedette au fantasque Allemand Marc Bettinger, déjà vainqueur du Prix Jaguar vendredi. «C’est la plus grosse victoire de ma carrière. Ça m’est arrivé plusieurs fois d’être bien classée dans des CSI**, mais remporter le Grand Prix, jamais», confirme-t-elle.

«Pas une cavalière qui gagne beaucoup»

«C’est un moment plein d’émotions. En plus, ça se passe dans mon propre pays. Kiwi a été super, il reste maintenant sur treize sans-fautes de suite. Il m’a sauvée sur la triple barre avant le barrage. J’étais un peu long et il a tout fait pour sauter correctement. Il voulait le sans-faute autant que moi. Et après, il a été incroyable. Quant au public, il m’a soutenue jusqu’au bout. C’était vraiment fantastique.»

Avec les 95 points qu’elle a récoltés en quatre jours, Bettendorf peut espérer grimper d’environ 200 places au classement mondial, ce qui devrait la mener aux alentours de la 450e place mondiale. L’heure n’était certes pas vraiment à la lointaine projection hier, mais la Luxembourgeoise s’attend à ce que sa performance lui permette de s’ouvrir des portes supplémentaires. «Comme le cheval va super bien, oui, ça m’ouvre des perspectives. Lesquelles, je ne sais pas encore. Aux CSI****, ça leur arrive de prendre des cavaliers qui signent ce genre de performance. Ça me fait bizarre car je ne suis pas une cavalière qui gagne beaucoup. Mon rôle est surtout de faire évoluer mes chevaux. Là, je le sentais tellement bien que j’ai pris tous les risques.»

Si elle trépigne déjà, la cavalière reste mesurée : il va lui falloir encore du temps pour franchir le seuil des portes des CSI****. «Le problème, c’est que je n’ai que deux chevaux pour les grandes épreuves (NDLR : Kiwi du Gibet et Luthmilla). Et pour les quatre étoiles, tu as presque besoin de trois chevaux parce que l’épreuve la plus basse est à 1,40 m. Peut-être que l’année prochaine, un jeune se rapprochera du niveau des deux autres.»

Source : le Quotidien